hs 66

quel autre
ici vient boire
l’eau claire
sur la roche

une flaque
de silence
et l’éclair du soir
delà les formes

qui passe l’horizon.


hs 65

cela
rien encore
un point de jour
juste avant

que ne cesse
ici
de bruire
dessous le feuillage

la danse des ombres.


hs 64

est-ce l’air
clair trop sonore
ou le chant
qui s’éloigne

l’instant
comme l’insondable
de toute parole
fait espace en soi

on entre dans plus ouvert.


hs 63

dehors
la lumière change
et chaque instant
autre

le chant
une mésange
envolée
à peu de bruit

hors de toute atteinte


hs 62

voix sourde
devant dire
l’amont
la source sans ombre

des rythmes dorment
la roche et le cristal
— au plus secret de soi
un silence

quoi on va où le temps  vent n’a plus prise.

 


hs 61

quoi mène ici
l’eau delà ce qui est
la couleur d’un plus simple
pas

on ne laisse
derrière soi rien
ni nom ni visage
ni souffle

rien et devant soi cela seul.


hs 60

voix dehors
et souvent de peu
devenir l’étranger
que passe le vent

et le souffle court
que la peau ressente
encore la belle brûlure
d’être

au devant des statues de sel.


hs 59

sans jour

les heures
comme rien
les heures
on entend
quoi passe

dans la rue
au plus clos du jardin
comme ici peu à peu
cède

cela que le monde dérêve.


hs 58

de soi on laisse
quoi se défaire
comme tombent
un à un les voiles

jour
encore ce chant
de rien
pauvre

à pleurer sans dehors.


hs 57

comme jour
un point de gris
clair
le vent tremble

très léger
dedans les feuillages
neufs
le bruit de la pluie

quel oiseau ébroue l’inconnu_