hs 38

tu
à l’accueil du chant
le souffle chaud
d’encore le vivant

l’accord
des ombres des lumières
où la brise casse
la surface des eaux

tout un ciel va multiplié.


hs 37

faire sol
de la pierre nue même
même où la main s’écorche
et côtoie le vide

on a l’autre
rive à l’aveugle lieu
et le soir surgit
incandescent

autour d’un nimbe de sel.


hs 36

nuit
d’obscurs ravins
sans nom
ni rêve

on passe
souffle lent
corps tendu
sur le fil
à corps perdu

d’encore le jour funambule.

 


hs 35

chant triste
comme en soi
la fin du jour
sonne claire

des mondes vont
d’un rameau l’autre e branche l’autre
naître et croître
ou bien périr

où que passe la faux des temps.


hs 34

de sable
tout autant la main
que le cristal clair
la table et le miroir

et tout ce qui semble
ici de peu de voix
est tout ce qui semble
aller au dehors
de soi

il faudrait disparaître.


hs 33

jour
ces blancs sans nom
pour seule musique
la pluie

les flaques que ne rythment
pas même les voix d’enfants
jouant plus loin à traverser
ce rivage

où les heures déposent l’ennui goutte à goutte.


hs 32

être soi
à l’encontre du vent
et quel pas
franchir

tout contre
la digue et l’écluse  la douve
— l’eau brûle
la forme flottée

que serait la barque des mondes.


hs 31

à même le sol
un reflet de quel
eau de quels cieux
noirs plus loin

sinon
les ombres
sur le mur
de qui passait là _ perdu

oh! elles les passantes sombres


hs 30

sans
ne plus rien dire
pas même
comme

on a fermé
quelle porte
le vieux bois
claque blanc et sec
on a fermé
quelle porte

l’ombre à ne pouvoir côtoyer que les soleils.


hs 29

pas même
ne demeure en soi
la voix
qui rêve

est-ce qu’ici
on a atteint le point
nodal explosif
où plus rien

jamais ne peut se créer.