h3s 99

dans le bleu

ce vol loin
où sont les oiseaux
tout en portées

des silences

quoi note
un dire
sans voir
là-bas proche

un nuage vrille


h3s 98

d’un pas l’autre

la même blessure
au flanc des mondes
toujours qui saigne

on va de soi

parmi la friche
se reconnaît un autre
chant infime  minime

où disparaître


h3s 97

cela malgré

les mots que disent
là l’immobile
la couleur absente

la détrempe grise

des oiseaux sont
dans le lointain
des ciels

où tout s’efface


h3s96

cela qui revient

un sol noir
hors toute limite
la cendre

le soir sort — des voix

loin soient les aubes
de quel moulin
l’abandon des paroles

un cri & de soi on s’éloigne


h3s 95

dedans la flaque

ni la boue
ni l’or
seule l’eau

comme de soi

un seuil noir
que fait exister
dessus les mondes

le ciel inverse entier


h3s 94

quel savoir plus haut

le chant profus
appelle mais quoi
de l’arbre

sans lieu cela  attendre et de quel autre soi

la parole bruit
comme_une futaie
se tient annuitée

depuis le jour perdu


h3s 93

le jour vient

la passée  des heures
qu’a-t-elle devant
sinon _ un temps

qui a cessé d’être

le gisant
dont le nom s’efface
rêve delà

un lieu de soi


h3s 92

un oiseau même seul

parmi rien cela
qui ne cesse encore
d’être demande

et toute l’aube vient

dans le pli du temps
on a du silence
la mesure simple

sans ce ciel dans le chant


h3s 91

ces heures mortes

la tourbe
de quels sons
sans racines

loin bien trop

toute terre
à venir comble
sous l’ardeur

de la pluie chaude


h3s 90

cela sans

voix loin
dessous
les arches

ombre encore

le silence
à connaître
quel le lieu seul

où aller