hs 43

ces haies
couronnées d’épines
vois! la ronce
y parcourt d’un trait

tout l’espace
des nuits sans sommeil
et puis vient
ce qui n’est pas un rêve

mais bien l’ouvert     un regard dedans soi


hs 42

on  a
ici passé toute
limite
et de soi

et du rêve
réel des jours
après quoi
on ne sait trop plus

qui va où rien n’est plus.


hs 41

et puis
soudain proches
inexpliquées
des voix

on parle
le monde
mais pourquoi
si bas

le dire des feuillages.


hs 40

loin
tout en soi
quoi se penche
dessus

l’eau noire
de tout corps
et quand plus rien
on fait voix

sur le seuil des jours.


hs 39

friche
mais rêche encore
au sortir des hivers
comme souffle

une ombre et rien ne nomme le vent
quoi échevelle les haies
blanches de s’éveiller
et mêlées

toutes aux lignes de vie vivre.


hs 38

tu
à l’accueil du chant
le souffle chaud
d’encore le vivant

l’accord
des ombres des lumières
où la brise casse
la surface des eaux

tout un ciel va multiplié.


hs 37

faire sol
de la pierre nue même
même où la main s’écorche
et côtoie le vide

on a l’autre
rive à l’aveugle lieu
et le soir surgit
incandescent

autour d’un nimbe de sel.


hs 36

nuit
d’obscurs ravins
sans nom
ni rêve

on passe
souffle lent
corps tendu
sur le fil
à corps perdu

d’encore le jour funambule.

 


hs 35

chant triste
comme en soi
la fin du jour
sonne claire

des mondes vont
d’un rameau l’autre e branche l’autre
naître et croître
ou bien périr

où que passe la faux des temps.


hs 34

de sable
tout autant la main
que le cristal clair
la table et le miroir

et tout ce qui semble
ici de peu de voix
est tout ce qui semble
aller au dehors
de soi

il faudrait disparaître.