hs 156

rien
un fétu
et dessus les feuillages
la pluie

le vent
et l’orage
en survenues brusques
qui passent

la lumière du soir se souvient.


hs 155

de tout soi
ne plus entendre
rien que cela — le souffle
même hors de portée

on demeure à jamais
ce rien formé d’argile rouge
mêlé d’une eau presque trop claire
pour que soit

même précaire l’heure hors du temps.


hs 154

dedans soi
quels les feuillages
que le vent agite
et puis emporte

leur murmure
de quel sens absent
l’écho
qui s’éloigne

comme un qui va sans fin errer.


hs 153

la ville
hors de ce qui est
visage du temps
bruit

quoi va
ici sans nom
rejoindre
la nuit du fleuve

ces hautes eaux et leurs limons tremblées.
reflets tremblés


hs 152

ce monde
et aller chercher
se perdre quel sens à quoi passe aux souffles loin
loin — un dire encore

et le chant
— tout le possible même
ouvert à ce qui renoue
l’étoffe en soi la toile déchirée percée brisée

où enfant on allait entrait rêver. aux rêves.


hs 151

dessous soi
de toujours
la même absence
le même vide

se confier
au seul ici le pas — se perdre
— au seul instant du souffle
quoi sait un sens

le bleu des aubes delà toute nuit.


hs 150

on sait la poussière
et la roche éboulée
en les moraines même
dessous l’avalanche

la lumière n’est plus
ni l’aveugle brûlure
ni le noir et brutal sque
théâtre du monde

on va dedans soi on a de l’être l’incertain rivage d’être.


hs 149

autre
la voix peu à peu
qui lentement s’efface
est entre au devenir

aussi
même amuïe
par la simple distance
ou le temps

elle est dessus le vide.

 


hs 148

d’un mot l’autre
la main à la page
la voix au silence
cherche
quoi appelle

mais qui pour entendre
ce qui est  le sans nom
delà l’étendue réelle
le clair des jours

où l’eau des larmes coule.


hs 147

les heures lentes
sous à couvert — et entendre
là seulement chaque parole
qui résonne

un bruit de feuillages
les frondaisons tremblent choc des
et l’odeur de la pluie
dans le demeure le soir d’hier

un rien dessus le monde vide.