h3s 564

ici sous les ciels

on revient à soi
d’aller lentement
dedans ce qui voit

l’été le vol haut

la faux est passée
déjà sur l’herbage
aux lumières vives

des faucons cette ombre


h3s 563

cela d’encore un

temps devant soi comme
nue ligne de faille
vers quoi le sol tend

autre rien à peine

une chute brève
nette sans un bruit
on dirait que rêve

une ombre l’ouvert


h3s 562

entendre qu’ici

un pas infini
va de loin en loin
parcourir l’écho

le vent peut être un

mais tout se dissipe
comme monte une ombre
la nuée des soirs

au lointain de soi


h3s 561

et puis plus loin quoi

les ciels sont mêmes
sinon sous les arbres
arrachés l’absence

le sens a demeure

à même la terre
noire et vacante l’ombre
recouvre le sable

plus près que cela


h3s 560

que songe l’enclume

ivre de lumière
hors le feu soleil
de fer elle bat

on y vient forger

que dire du rythme
au plus loin le souffle
et cela retrempe

comme_un son l’informe

 


h3s 559

cela est poussière

la racine courbe
une ombre cette autre
au loin l’orée songe

que le soir ait lieu dépose

parmi ce qui chante
et le jour ce cri
stridence possible

parmi l’insensé


h3s 558

le vague des jours

ici porte heurte  un sol
parmi le bruit clair
du vent dans les branches

n’en jamais rien dire

aucun être n’est
cela qui le fait
respirer plus libre

avant le silence de se taire


h3s 557

il n’y a de voix

ce sont des pas seuls
parfois une course
on n’entend de soi

que le cri plus bas

qu’un autre silence
et la source ici
est un seul murmure

par quoi on appelle


h3s 556

c’est comme_un chant bref

chaque note est neuve
même reconnue
pour ce qu’elle est simple

rien qui ne soit hors

vivre la lumière
joue ténue si proche
courbe dans les heures

ce que le jour file


h3s 555

les ciels morts vides

mais ce n’est pas
encore temps
l’aube a couleur

sans plus rien autre

tout un lointain
vit aérien
le corps traverse

la nuit qui vient