h3s 42

toujours autour

ces visages
sans visage
— quoi avance

est-ce du soir

et ces voix
venues d’où
elles les lointaines

que les lumières réverbèrent


h3s 41

cela qui part

de soi vers la nuit
l’inconnue seule toute
à chacun ouvre

l’odeur de la pluie

& quelles autres voix
partances comme_unes
en soi seul

le soir un — vivre au juste.


h3s 40

tout autour de soi

des voix crient
désaccordées tant que
cela n’est plus parler

on voit comme la main

aussi sait entendre
ici ce qui s’effondre
un coup sec sans foudre

du temps s’appesantit


h3s 39

la floraison

brève
et intense comme
d’un nuage

rouge brûle calme

l’horizon
— cet autre pas
vient et traverse même

sur les eaux


h3s 38

les branches contre-jour

une trame
nue encore
dans les ciels

comme une encre est noire

le dessein
oublie le souffle
et va là loin

les traits  aux sables se confondent.


h3s 37

ce bruit

est-ce de feuillages
morts que l’on froisse
ou la terre seule

dessous les pas

un à un
les arbres s’éveillent
à tout un ciel

— quoi disparaît des mondes


h3s 36

et puis

quel rien
venu là
enraye

tout le lointain

mue
sans voix vers la couleur
la nuit toute retourne

un jour si proche.


h3s 35

tout un

royaume
la main d’un autre
jour

indistinct effile

des formes
blanches flottent
parmi les arbres

sans nom — la brume.

 


h3s 34

stries

sur les eaux
le vent brûle
la rétine

d’un seul  soleil

nul corps
rien d’ombre
où aller

ravivé


h3s 33

nous

tôt venus
ici parmi
quelles aubes

ces poussières

des fétus
— la lumière enroule
leur trombe — un silence

que le vent emporte