Icaria 78 d’un jour recommencé (instantanné 8)

Dans la chaleur
le jour recommencé
vides et pleins
des jours renouvelés
traits points lignes plans
déliés de la lumière
sans la chaleur
des heures premières

– écheveau – la ville
on y croise allures vacantes
dans l’errer auprès d’un Erèbe
mots un circuler de langue boueuse et fade
formes muettes de leurs propres ombres
longues en dépit des couleurs mots d’ombres mortes

boue aussi le sol
le rêve en vague déferle dans le clair
toute la ténèbre ignorée scène  d’un songe
est pavée la surface d’eau dormante loin
écartelée en elle-même
la flamme noire d’un arbre nu

la flaque froide qu’on évite
un miroir au tain terreux délité
s’y vont prendre au plomb les rutilements
lourds longs et lents
d’un éclat en chute l’orbe

courbes du même les branches nues
elles  relancent ou bercent voix l’infime
quoi tout au bout qui se rétablit intraitable?


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