Icaria 82

Il pleut de la nuit dans le jour
étendue livide il y tombe
choses grises liquides et glacées
ce sont cendres éteintes sur les arbres

le poumon mort des ramures devient noir
sur le fond incertain des blancs
monocorde et usée la lumière une trame
où s’emmêlent neiges et glaces tout s’éteint

les miroirs dans les chambres  ne dédoublent plus
l’espace et vont des passants égarés
tout bruit tout s’efface tout s’asphyxie
même auprès de la lampe  tremble la clarté

l’aube pleure de la nuit dans le jour.


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