impromptu6

« on descend parfois dans la langue jusqu’à sa plus grande pauvreté » V. Novarina.

Se sont tues les voix
des ombres très minces
errent dans la ville

comme un fragment  passé

cela bruit autour
on lit sous un arbre
on connaît les noms

le biloba voisine avec le hêtre rouge

les branches s’emmêlent
comme les couleurs
de feuilles qui s’ouvrent

un chant pour rien
pas même une obole
un chant parmi rien

à désigner loin
quoi du vrai la vie
un pas vers devant

seul continuo le chercher
il échappe revient disparaît horizon
peu la parole perce les sourdines

respirer se peut.


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