impromptu7

Poser le crâne
dans une main meuble
pour que ne prenne pierre
l’absence du jour

la nuit le sommeil à défaire
l’étreinte atroce du pire
au prix parfois de mauvais rêves
brumes dans la lumière d’aube

le chant note la rosée du pré blanche
saisit un grain de sable
un tremblé filé dans les voix
l’élan d’une branche dans l’air

pour se reprendre à vivre
écouter l’intervalle
la traversée du jour
par quoi le regard passe

la cendre des murs gris
les labyrinthes excoriés
le règne de Méduse
où l’on erre étranger

avant de croiser la statue
et sa barque de pierre
qui emportent sur les eaux noires
on note un éclat à la vitre.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :