impromptu20

Ruban noir l’asphalte
tacheté de trous
comme brisée la surface
du miroir sur un étal

à regarder quoi la vie

le jardin orthogonal
à son tour va s’animer
sous l’horloge détraquée
d’un fronton impérial

on se promène on s’assied

les pelouses sont si fraîches
et l’ombre des arbres douce
les murs d’un bâtiment bas
se fissurent lentement

musée de sismologie

traîtresses les ornières
où achoppe la mémoire
quelque chose boîte là
comme posé dans de la cendre

la poussière occulte opaque
quelques lambeaux de lumière

il faut partir
sans idée de retour
la pièce est jouée
la voix portera bien

un autre rôle plus loin

dans l’odeur du lilas
un grand vieillard vient prendre le soleil.

 


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