sans filet 55 (II)

On ne voit de lui
que le dos tourné
qui s’éloigne de
ne pouvoir jamais

s’en revenir   (se retourner)
lui l’étranger

au prix sinon
d’y perdre tout
et à jamais
de ce qui est

devant ses yeux
cet incertain
à contempler

ne reste que
rythme de pas
qui s’en vont lents
sur le chemin

déjà il s’efface
loin dans le silence

se cherche aussi
la chambre d’écho
un souffle enfin libre
tout l’obscur vivre

au rebord de la nuit
il n’importe pas que
la lumière vacille

elle est et c’est beaucoup
que demeure sa veille
– une lampe pour rien-

partout autour c’est Nuit .


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :