Feuillet 37

un regard à la proue
à veiller l’océan

la figure penchée

forme une que rêvèrent
les mains d’un vieux sculpteur

toute blanche de sel

pour aimer chaque vague
elle n’est plus qu’un souffle

ne quitte pas la nuit

et ses yeux désormais
ne peuvent plus brûler

ne quitte pas le jour

de moins de feux que l’aube
quoique l’ombre les gagne

elle adosse à l’abîme

qu’elle sait d’avant elle
la brume se dissipe

le sillage du chant.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :