sans filet 158

la mémoire incendie

des parcelles perdues

une voix te disait
dans sa langue sans âge

— « vois comme le ciel se ferme »

dans la lumière étale

un feuillage de vent
et la pluie de l’averse

ici au vieux verger

le jour ne se tient pas
de n’être que lui-même

le tourbillon se lasse

— « il n’y a plus rien à faire »

les arbres sont trempés
il va falloir rentrer

le feu ne peut pas pourra reprendre

on tisonne les cendres.


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