lecture du 27/08 h3s

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Cela n’est qu’ici

un pas infini
va de loin en loin
parcourir l’écho

le vent peut être un

mais tout se dissipe
comme monte proche
la nuée des soirs

au lointain de soi

cela parmi l’ombre

et le jour éprouve
même qui va là
sans aucun faux rêve

cherche le silence

est-ce là qu’écoute
outre la parole
ce qui en soi bat

qu’on ne connaît pas

***

l’été a ouvert

ces feuilles pour l’ombre
et le bruit du vent
on rentre les fruits

le peu — un rythme autre

sous la couleur calme
la nuée au loin
incline les ciels

comme le soir passe

la rivière amont

et dessous les arbres
c’est un lit de ciels
parmi les graviers

et le fleuve proche

le fil bleu des mondes
confie à l’inverse
l’image au silence

qui appelle l’autre

car là-bas n’est plus

la forme que songe
l’heure bien trop haute
au soleil midi

rien autre qu’une eau

tout le devenir
qui sans cesse change
la couleur du jour

simple comme_un rien

***

rien d’un monde à l’autre

le jour semble perdre
ce qui est son erre
et pourtant demeure

ce seul continu

le miroir des ciels
à jamais ouvert
déverse l’oubli

des larmes la pluie

puisque la nuit vient

comme un rideau tombe
ou bien se déchire
aux planches grossières

que le vent ne cesse

ici son œuvrer
et tout se délite
mais on vient au loin

d’ouvrir les nuées

le souffle de peu

son absence dit
comme on ouvre un gouffre
— un autre savoir

retrouve son pas

haut parmi les ombres
— la foudre prépare
comme un nid d’abeilles

l’été a visage

***

on voudrait un chant

cela chaque soir
qui appelle une aube
outre la parole

même un cri d’oiseau

quel sens son espoir
nu de quelle obole
— le corps va plus simple

mais les ciels sont vides

ce serait entendre

un bruit continu
parmi les silences
que le souffle appose

dedans soi l’infime

mais vivre vient battre
où toute l’aube entre
parmi la lumière

d’une pluie d’été

sur la roche noire

le point d’où le jour
derrière lui laisse
en aller les brumes

une ombre dernière

un voile obscurcit
les yeux qui se troublent
quoi reste ici  –voir

quels papillons passent

***

le monde — une brume

on va — et tout est
l’encore à venir
sur la toile écrue

delà toute chose

le toucher de l’aube
comme_un grain à naître
pour que soit ici

l’immense présent

on est — où le jour hésite

ne renonce pas au temps
il semble que la couleur
peu à peu paraisse et vibre

entre les pavés disjoints

le sable n’est pas stérile
et de la lumière tremble
parmi les riens sous le vent

les herbes folles menues.


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