sonne 3

on va dans le temps plus nu
et chaque jour passe un seuil
critique — de plus en plus
saisit le noir de la terre ici saisit

pour seule couleur cette ombre
la façade comme aveugle
que le jour parfois transperce
rejoint un filet de la forme du sable

on entend de loin en loin
l’hiver gémir et les arbres
plient et grincent de douleur

quand le fleuve toujours autre
et même sera en crue
nul ne sait qui tombera


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