sonne_8

là-bas sur l’adret brûlé
les arbres se défont rouges
l’un après l’autre au soleil
ils demeurent à mourir
la roche trop sèche luit
mais dessus elle plus rien
pour rester vivant debout
l’air chaud seul s’élève encore
— l’orage vient à gronder
quelques gouttes de pluie tombent
dans les herbes hautes jaunes
et juste sous les nuages
les hirondelles en chasse
traversent le tain du fleuve.
rompent le tain gris du jour.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :