Archives de Catégorie: a_symétrie

infimes _ 121

rêve
d’où que ce soit l’erre
sans lieu

mais le feu
accordé à quoi fait ici
don de sa pierre

même la plus rugueuse d’être tant clivée.


infimes — 120

et plus loin harmonique
le soir restaure seul
autour des silences

la hampe des  mélopée chamane
haute dans le ciel
accrochée au rien des voix d’ici

vides mais  paisibles peut-on croire.


formes de peu- 211

la vie bruit menue
un matin de voix
 brille encore claires 
— avant quel orage

une nuit trop tôt
— mais des objets tintent
la clarté reprend
sans oubli — douleur.


infimes_119

comme si rien
à même la main
un sable de mots

et leur blessure
à ne pas dire
ce qui de soi n’est

que passage d’un fleuve en furie furieux emporté.


fiction de/dans la ville : un songe du Piranèse

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à la Piranesi?


infimes _ 118

des feuillages
d’encore l’été
et dessous des voix

que viennent mêler d’ombres
les formes diverses du jour
avant que les yeux ne se ferment

tout un monde bascule chute vers sa nuit.


infimes _ 117

est-ce encore d’ici
l’ombre a même foulée
que le temps

mais rien
qui ne soit d’elle
ne reste à même le sol

pas même une note obscure.


infimes — 116

c’est
la rive double
des soirs d’été

ce qui de soi
ici franchit le fleuve
delà les terres

demeure
juste comme posée
la lumière lueur du temps d’avant

puis la Nuit.


infimes _ 115

erre dans la combe
la haute souche
des silences

un peu d’air tremble
entre source et brasier
dedans la main du temps

étranger
un feuillage bruit
de quelle aile obscure

_ des étoiles font roche.


infimes — 114

un cri bleu
comble  crible presque sans fin
les ombres ouvertes

passages
nos voix et ces ailes
enfuies toutes bientôt

d’avoir été.