Archives de Catégorie: d’un fil

formes de peu – 166

sans raison quoi brise
ici le chant sourd
un feuillage porte
le jour d’  l’accalmie

la flamme trop brève
vacille et le vent
ouvre le passage
aux ombres patientes.

agite les ombres


formes de peu — 155

je sais ce que ce sont les ombres
d’un autre souffle
dessous les arbres
la nuit venue.


forme de peu — 85

quel le passeur sous
l’arche des silences
sa  parole vraie
delà toute langue.


hors — 45

sur l’enclume le jour
des marteaux battent fer
rouge comme étincelle

retour amont —  le fleuve
les barques — les absentes
un halage de pierres

où encore reprendre
pas — l’averse vient luire
en reflets épars — uns.


varia — 5

de peu
cela
encore
comme_un

l’autre seuil renoue

des voix
appellent
qui passent   voyage
dessous  dernier

l’écho d’un silence

mais quoi
savoir
d’où elles
demeurent

parmi les fracas.


mobiles errants — 149

ces pierres
des galets
nus et pauvres

sans lieu

on tient a
dans la paume main
leur poli

ce un feu

cela
a été
et devient

où être.

ancien
lentement
il que devient

l’immense. intense

 

 


mobiles errants — 145

où tu es regarde
comme ici les feuilles
une à une sont tombent

la forme haute

— une note jaune
et toute étrangère
pour ce peu des heures

qui va encore

et la lumière est
touche qui s’accorde
le rythme des pas

loin dans le soir.


formes de peu — 51

ce rien de brume
où la nuit tombe
— un tremblé bref
dessous les arbres.


formes de peu — 45

quoi de ce lieu retient l’œil revient plus froid
et que la nuit bouge
elle toute en ténèbres
dessous la brume.

d’un réverbère.


mobiles errants 140 [[formes de peu — 34]]

des pavés et entre eux

une grille

l’herbe pauvre qu’a laissée

la parole

dans la ville au hasard

s’est ouverte.