Archives de Catégorie: d’un fil

mobiles errants — 139

chaque voix
chaque geste

sans dessein

et plus loin
la Nuit bleue

quoi vacille

d’une lampe
échancrée

à l’obscur.


formes de peu — 33

la surgie des ombres
au cœur du séjour
— une branche morte
craque sèche noire

les allées sont vides
et les arbres nus
— cela ne procède
d’aucune musique.

– la surgie des ombres
au cœur du séjour
une branche morte
craque sèche noire


hors- 25

sur le ciel
peu à peu
nu– des branches

presque rien

et la nuit
toute au noir
des hivers

la couleur

on voit poindre
çà et là
quelques feux

sous les arbres.


riens — #42

ce qui est
— une énigme

ici erre
et le ciel
blanc absente
même l’ombre

–l’insoluble
— un  le jour nu  toujours.
introuvable.

 


mobiles errants — 138

outre le flot  gouffre

de toujours l’eau rêve
à quoi la franchit

l’arche du pont

de l’une à l’autre erre
l’image s’inverse

déserte et blanche

plus claire tremble une se trouble et écume
juste avant la chute.

 


blocs / vers — 36

une flamme rêve
au sortir des nuits
et quelle cette ombre
dont  ce rien ne que mesure
la voix outre chant.
la voix ni l’écho.


riens — 41

comme des voix  _un ce pas

cet ces échos
sous les arches

tout vont au silence

la nuit simple
d’une lampe

même pour rien.


bloc/vers — 35

la même étoile

— on a dans le soir
entendu tout rien qu’un le même
chant — le feu premier
danse l’impossible
noria des braises

au point du jour.


hors — 22

quel ici
— cette ronce pierre

un dépli
sans lumière
ni lointain

d’avant l’aube
— on approche

quoi aveugle.

 


blocs/vers — 34

comme_un défaire
toute et entière
une main joue
comme dernière

ces nuages rouges
— l’aube d’équinoxe
renverse et la nuit mêlées
— des nuages hauts  toutes les eaux hautes
emportent déferlent les souches
et tout leur silence
d’un silence obscur

un autre accord
ostinato.