Archives de Catégorie: d’un fil

blocs / vers — 34

et c’est la seule couleur
par tout — l’or du soir étoile
une âme enflammée
toute muette une
la clarté muette
— une flamme au rouge
au — le porche des nuits.


hors– 19

d’où venu

vif et mûr
un fruit roule

dans les ombres

le verger
se reflète

comme ailleurs
de quelle eau

encore un

ici seul
sans ailleurs
sinon là

— quelque fleuve

en allé

où s’écoule
toute une eau
tout un monde

au seul sable.

 

 

 


blocs/vers — 33

des pierres des arbres l’éclat
encore net brûle brille
comme une flamme est
éprise d’un ciel
outre toute Nuit

les routes l’ailleurs
cessent passent sans raison
un — le souffle reprend
mesure de peu
se retire absent

entredeux abrupt.

en lui se retire
absent.


hors — 17

dans la main
quoi paraît
et qui chante parle
— quelle voix

et les mots
ne sont rien
que de sinon dire

l’indistinct
où demeure
ce qui est

— on n’approche
qu’un silence
ou —  le soir vient.


formes de peu — 23

cela qu’on laisse
de tout le loin
et qui prend corps
— la flamme enclose
dessous l’écorce.

un jardin nu
ce qui demeure.


bloc/vers — 28

le vol léger
la courbe légère
— bleue — des libellules
parmi les roseaux
— l’accord achevé
et l’eau du silence.


blocs/vers — 24.

la main s »est ouverte
— le monde se tient
delà toute tâche
— un rideau d’averse
referme le jour.


bloc/vers — 22

d’avoir été
un bruit dehors
commun des voix
des pas l’averse

et puis plus loin
riens — et sans autre
— l’accord tenu
que cela ouvre
et où vivre vient
delà le temps.
tout au silence.


bloc/vers — 21

quoi retourne à l’aube
l’aube — ce retour
depuis ce qui est
— un souffle puis rien
une parole est
des paroles pauvres
et l’aile d’un cri.

 


blocs/vers — 19/20

sa lumière autre une
— l’image sans toute
être dévore absente
un l’incertain rien —  s’fface et se dénoue

nu —  le rivage
pose son une l’erre
— où les pas vont risquent  aller
leur propre nuit
leur seul est un silence.