Archives de Catégorie: d’un fil

bloc/vers — 17

sous seuils  — le vent d’été
la roche de mer
— une eau immobile
jette sans pourquoi
l’œil est —  sa brûlure sans ombre
le reflet absent
nu à sa brûlure
un ce quel cristal de sel.


blocs/vers — 16

la cime des arbres
le vent et la nue
un le ruisseau — un dire
entré sous les ombres
et le monde ouverts.


blocs/vers — 15

rompue plus nette singulière
soit la parole
d’aller elle toute une  contre elle
comme là — corde corps.


bloc/vers — 13

ces fétus coupés
— des tessons sans fin — pas même —
fragments mis en pièce
leur demeure
l’apparence d’être
que leur souffle  ici
puis afflue soudain
le crible l’écume du temps.


blocs/vers — 12

on a enfoui brûlé
dessous la cendre
une voix pauvre
sans plus rien autre.


mobiles errants — 136

variante 1:

l’entre-deux distant
éloigne le pas
et le pas s’éloigne

plus humble encore
aux souffles clairs

tout l’immense ciel
le tremblé des flaques
à rejoindre quoi

la Nuit prodigue

à rejoindre quoi
un quel feu disparaît
tout l’immense ciel

d’impermanent
delà le
un lit de sable.

 

______________________________

l’entre-deux distant
éloigne le pas
et le pas s’éloigne

plus humble encore
aux souffles clairs

à rejoindre quoi
un quel feu disparaît
tout l’immense ciel

la Nuit prodigue

tout l’immense ciel
le tremblé des flaques
à rejoindre quoi

d’impermanent
delà le
un lit de sable.


formes de peu — 17

la Nuit pour abord
des quels feux lointains tremblent
un ce monde bruissant
— trouble beauté  nue toute.


bloc/vers 11

de bric et de broc
ce fatras sans nom
cela que la main
égrène comme un
sable sous les arbres
— puis l’averse vient.
que l’averse emporte.

 


formes de peu — 16

d’un seul jour
puis l’ombre est
un — l’éclat
de qui passe.


mobiles errants — 135

de ce qui était
ici sur les eaux

ouvert

rien aucune stèle
ce chant dans les ombres

au vent

une cendre absente
l’aile incandescente
— quoi porte le feu

plus loin.