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formes de peu — 147

un bourdon de rires
et la ville même
l’été revenu
s’endort doucement.


formes de peu — hors/ cartel? formes d’encres

au sommeil des pierres
la main a ouvert offert
le sommeil des pierres
le quoi songe rêve inconnu ignorant
obole et mémoire.


a-symétrie — 67

derrière
la vitre brisée
la porte descellée
tout un feuillage

des lierres  peut-être
cette cendre
qu’un peu du jour
vienne se lever et brûler

enfin.


formes de peu — 140

     temps bref sans autre

rêve que l’aurore
calme les étoiles

    vivre — ce loin.


a_symétries — 30

l’empan — comme le bleu
vient est nu haut — mais quel
drapé lave loin
les yeux du nocturne

et la Nuit
au toucher certain
d’ailes qui veillent
— tout ce qui va ouvert du silence
entend son pas franchir le seuil

quoi vient bruire du monde seul.
énigme le monde seul bruit.


a_symétrie — 19

ici seule l’ombre
des arbres perpétue
la combe que fut un névé
et disparaître

ici avant le soir
— quoi demeure passage
et trait — un torrent étranger
parmi les feuilles sèches

les herbes courbes blanches
et la pierre mêlées
— hier au consentir des sources consentent  la source
vivre clive creuse sa gemme de ciels nus

et l’eau apaisée toute.


a_ symétrie — 17

quoi

ce reflet sous un
même ciel ce bleu
— la boue sous les flaques

une terre ici
nue qui s’ébroue seule
juste après l’averse

les vergers au point
d’éclore — pour rien
ce fruit ouvert

qui devient
le jour transparent — l’éphémère.


a_symétrie — 16

on ne voit plus

de la rive
rien que fleuve

une eau noire
emportée

sans reflets
ni lumière

sa nuit seule.


formes de peu — 100

ce vaste plus loin
où la neige tient
encore la note
haute éblouie bleue

comme arbres en fleurs.


a_symétries – 12

même mêlée
de printemps

la pluie grise

toute d’attendre
comme_un seuil — l’improbable

— l’écho sans

sonorité
des arcs-en-ciel

lointains

et la voix assoiffée d’oiseaux
mue inconsolée d’être.