Archives de Catégorie: parcelles

formes de peu — 2

sur le mur –rien
rien qui ne soit
— le bleu défait
du temps — intact.
IMGP1253


mobiles errants — 126

un lilas
jardin pauvre
le lilas

sans objet

l’aube un don
où le soir

sur le temps

à venir
est de la pierre une stèle couleur
à venir

l’autre fleur.


mobiles errants –121

le V.  » inconnaître »

d’entre chaque
souffle où est

juste aller encore loin

comme_un autre
intervalle

au silence

la béance tout immense
devient seuil

d’inconnaître.

 

 


mobiles errants — 120

l’été laisse
entrer bas

quoi constelle tout un ciel

une odeur
comme pluie

une flaque

et la nuit
devant– juste

lumineuse.


mobiles errants — 119

la tombée du jour
encore ce pas
où le jour retombe

comme_un seuil

— et toujours la roche pierre
sur  s le sol plus pauvre
toute l’étendue  —

en poussière

on va rejoindre quoi  rejoint — l’amont
appelle un ouvert  un au silence

inconnu.


mobiles errants — 116

comme_un l’autre parler d’aube
qu’attise le vent

le poème chaque voix

ou est-ce le feu est d’avoir
été toucher d’ombres

comme_un sable

où est reconnaître
qu’importe
le geste demeure
où est reconnaître

soi qui songe.

 


mobiles errants –115

ici encore
mais  le passage //le pas neuf
le pas inscrit

loin en-allé

le grain des voix
reconnu — autre

parmi les arbres heures terres

quoi chante ouvert
le un nombre clair —

le vent vient bruire.
est ce silence
.


blancs

des pas des voix tous
froids —  et nus — et blancs
ici dans le jour
froid et nu et blanc
perdus —  comme si

toute direction
était abolie
toute direction
— le sens égaré
à ses labyrinthes

et l’absurde le plus nu seul vide
à régner ici
et respirer même

on vient on s’en va
il n’y a rien autre
scellé au vivant.
sinon cela seul.


breuils

la friche durcie
ses breuils défeuillés
des éclats de pierre
la terre alluviale

un hiver entier
amorce ses gels
et toutes les eaux
vont se figer là

et de cela — quelle araire
ici le — un sillon
vient fendre — le fleuve rompt rompre le fleuve les eaux

la Nuit sans aucune
mesure n’est plus
constellée aux  que jetée de souffles vents. que d’elle.


sans filet 176

d’un bloc le breuil

c’est affleurement
de ruines la ronce
déchire le vide
bleu — les fruits seront
couleur de ce sang

enchevêtré.