Archives de Catégorie: riens

passer

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formes de peu — 113

ici quelque le lieu
l’aurore sans visage
où rêve l’inconnaître
– esquisse que délivre
le — un geste inachevé
approche l’immuable. éphémère. l’éternel.


formes de peu — 104

quels dires — le vent
la mêlée des limons
la lumière soulève
la rivière sourde
file la lumière

on hale plus loin
un charroi — des mots
les essieux rompus
vrillent leurs aciers.
.

 

 


formes de peu — 52

le fil du vent
d’un ajour bleu
net coupe clair
ce qui était.
revient au nord


(im)mobiles errants — 147

ciel blanc
bas sans
même un

banc

hors-gel
la brume
l’ici

blanc

peut être
ce laps
absent

vide.


mobiles errants — 144

ce bris
de quelle
eau forte

le métal

la taille
creuse où
le vent

rouge ardent

referme recouvre
d’un trait
les ombres
recouvre

où passer.


mobiles errants — 142

les arbres
au noir
de l’an

tout l’informe

comme on
traverse
la pluie

que dévoile

sans rien
toucher
sinon
la brume delà

exister.

 

 

 


riens — #42

ce qui est
— une énigme

ici erre
et le ciel
blanc absente
même l’ombre

–l’insoluble
— un  le jour nu  toujours.
introuvable.

 


mobiles errants — 137

au bout de l’abrupt
où la roche cesse

un éclair absent

le haut vol des ombres
le bruit sourd des chutes

et la branche morte

et rien pour entendre
la chaleur déserte  du vent

d’encore l’été.

 


blocs / vers — 36

une flamme rêve
au sortir des nuits
et quelle cette ombre
dont  ce rien ne que mesure
la voix outre chant.
la voix ni l’écho.