Archives de Catégorie: riens

formes de peu — 28

plus simple l’oeuvrer
on a laissé tout
à même les ombres

le trait l’entaille  a changé
que la main branche ouvrait
l’aubier perpétue ensommeille qui s’endort
continue l’oeuvre continu.
ce un silence — vivre
la dormance — vivre comme aveugle

la roche terre recueille
une écorce sèche.
un autre soleil.


riens — 40

en bas relief
ce rien du sable

on a de peu
laissé ici
déposé tout
le un simple geste
loin inaudible


une statue
— le vent — des voiles

dessous la foudre.

 


riens — 39

à chaque souffle

l’équinoxe entre est
aussi au  chœur
désert et bleu

l’ombre apaisée

la vieille tour
vide — le vent
bat la mesure

écoute nue

des portes claquent
dans — seul un silence
résonne encore ici
d’être seul là

le seuil des mondes.


riens — 38

comme un vertige

la couleur fauve
un chant tremblé
— lent — vibrato
lent — chant tremblé un feuillage

quoi mue brûle ici

chaque  hallier
tout un feuillage
égrène l’heure
goutte après goutte

l’indéchiffrable
le loin des signes

la strie des branches
nue sur les eaux
avant l’hiver

indéchiffrable.

sans


bloc/vers — 35

la même étoile

— on a dans le soir
entendu tout rien qu’un le même
chant — le feu premier
danse l’impossible
noria des braises

au point du jour.


riens — 37

la nuée encore
que la nuit retire

et le jour — déjà
et déjà on va

— le rêve n’était
d’aucune terreur autre terre

d’aucune autre rive

qu’aller sous les arbres
dans l’odeur des simples mousses

ajourer la roche.

 


mobiles errants — 130

le pouls contrebas
et le souffle ouvert libre tout

ouvert
on va

— la cognée du cœur
continue l’œuvrer

mais vers
où mène

cela qui là bat
— le silence est  — un dire

tout l’autre.

 

 

avant reprises:
la cognée du cœur
toute sous les yeux

ouverts

le pouls contrebas
et le souffle entier

mais vers

l’un qui est anime
l’inconnu entier où bat

quelle ombre quel autre.

 

 


mobiles errants — 128

reflet
ici

sans fin

passant passages
des nos voix

sur l’eau

et puis
plus même

cela.


formes de peu — 4

soit la soif nue
et la faim même
toute  — une pierre
où encore être.


mobiles errants — 127

sous sur les herbes hautes
l’été — un surcroît
jaunes blés d’étés

l’ombre mouvante

de connaître — une eau
peut-être plus claire

sous un le feuillage

— la source tangible
écoute le fait naître tout simple

d’  un chant léger.