Archives de Catégorie: sine nomine

sine nomine 87

est-ce moment
que cela  soudain
déroge à toute règle

la couleur vacille en corps

on a revêtu les branches
d’une aube feu éphémère
trouée et précaire

parmi le monde en grisailles.


sine nomine 86

amer
le feu sur la rive
on ne montre

nul en dehors

rien autre
que le point où tout
se consume

attisé par le une cendre vouée au vent.


sine nomine — 85

des brouillards la nuit
même mêle à l’eau du rêve comme
l’aile des silences

le chant qui n’est plus
prend racine —  rien
autre que lui sur la terre noire.


sine nomine 84

passées
brèves
des mêmes figures

le songe

toujours
à même sol
ici  et sans nom

qui que commence dire. parler


sine nomine 83 — (i.m.2)

sans que plus rien
ici ne soit hors
un ciel bas gris

une bouche d’ombre

quelle la nuit sans ciel noir
noire et le loin derrière     _ perdu
un rideau de neige

où entrer s’effacer.


i.m.

les pas
au devant du gel
et dessous

la lumière aveugle

un brûlis
— des cendres
sans nom

d’aucune neige jamais. la lumière aveugle.


sine nomine 82

et cela
pas à pas qui
se déprend

on revient
au plus aride
des roches-mères

la lumière
toute une
au grain que la voix touche

ou espère sans écho.


sine nomine 81

 

quoi sillonne ici et là

amonts
et la main du gel
posée sous le vol

les ossements

au noir
des oiseaux d’hiver
dessus les gris

blancs que font les nuages.


sine nomine 80

le jour temps
comme à quai
en station

parmi rien

de quelle
pierre la maison
peu à peu

le faîte

à bâtir
juste avant
que ne s’ouvre le gué

où prendre feu.


sine nomine 79

quel ici
sans lieu ni
feu ni rien

des cendres

pas même une ombre
parmi celles plus hautes
où coule la fontaine

un puits noir.