Archives de Catégorie: sine nomine

sine nomine 77

le feu encore
a pris aux branches
et dessous

chaque pas

la nuit
et la terre — la rosée
a gelé

un sillon de temps


sine nomine 76

le pré
après la faux
un brûlis blanc

au loin de soi

on perçoit
qui affleure
la roche-mère

le dire des statues.


sine nomine 75 (irrégulier)

on va sans nom

devant soi
on a ouvert
dessus la roche

seul un peu du souffle

l’espace du bleu
le grain des voix crie
où tout silence

va sans nom
— seul le souffle
continue mais pourquoi?          

au plus loin des corps
on chute mais où
puisque  plus rien n’est.


sine nomine 74

la couleur
un toucher
au grain de la roche

les ombres rouges
vives et nettes
tournent avec le soir

des quels visages de sable.


sine nomine — 73

un voile
comme d’absence
et le chant

des oiseaux
avant le jour
quoi un songe.


sine nomine 72

sans
la couleur tombée
ici de terres noires

le vent s’avance
féroce et libre
qui disperse tout

de la poussière.


sine nomine 71

du jour sans
encombre le temps
traverse

immuable

la nuée basse
et derrière elle
la couleur du ciel simple.


sine nomine 70

un cri

delà toute chose
le temps des aubes
et le silence

comme qui tombe écho

que font tout
soudain ici
les oiseaux l’ invisible

écho sans répons. retour


sine nomine 69

le pas a ouvert
la mémoire aux routes

outre ce que peut
la nuit à jamais
on retourne ici
au devenir lent

un tout lointain dérive
continent de du — quoi approche sable.


sine nomine 68

hors soi
dire le lieu
où toute langue

va à jamais

cesse
et a savoir
de ce qui est

dessus le sable.