Archives de Catégorie: sy_ncopes

infimes _ 88

aux fleuves seuls
on laisse et la crue
et la furie des eaux

de soi se cherche non pas
image ni rythme mais
comme aller au devant

de ce qui sans nom donne rive à vivre.


formes de peu — 220

l’odeur de feuille
que la sève ouvre
et chaque flaque
replie en elle

l’empan des ciels
— tout un monde autre
couleur d’ardoise
l’ici vacille

brille vient luire puis meurt.


formes de peu — 219

cela s’est perdu
qui était un bruire
la ville s’éveille

juste avant après la nuit
d’encore la cendre
les deux mains orantes ouvertes
on implore quoi
dans l’indifférence

delà cette quelle cendre
le quel silence meurt.


…comme nocturne

P4110280 (2)

 

essai1

…dvlpmt n&b, tentatives.


infime _ 87

à l’exact rebord
du jardin le regard
étonné d’être

si proche du plus
clair de la couleur
où la mésange se pose

l’obscur des jours qui passe là reste sans voix.


infime _ 86

cette eau des matins
comme plus lourde
de tout le désir

de tout un monde autre
un flux calme et ample
où le fleuve rejoint

l’instant est que mêle sa chute — un  au soleil.


infimes _ 84

dessous
ce qui naît
un chant

perdu là
— le sable comme soif
et source et terre des absences

les copeaux au recueil du  qu’emporte le fleuve.

 


infimes _ 83

l’abrupt
dessein que trace
à même chair

la coupe
brusque de lumière
l’image brûle

aux marges de la voix qui se consume. les confins et l’ouvert.


infimes _ 82

sans rien
autre que ce qui
gronde et passe auprès

un bruit sourd
continue seul
le moulin des corps

quelle la nuit que barre le navire.


infimes — 81

delà nos pas
quoi porte – le vent
ou le silence

on ne saurait dire
jamais au juste
la raison de ce qui est

insensé — à même la nuit du monde