Archives de Catégorie: vanités

formes de peu — 178

quoi bute ici où
cesse toute rive
— un reflet  éclat traverse
le jour incendiaire.


a_symétrie — 88

le cep noir sec
et les murs clos
qui s’effondrent
aveuglés

sur la terre sèche
où brûlent
nos poussières.


passer

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forme de peu — 135

sans regrets remords ni crainte
la joie seule sauve
le feu maintenu délaissé
dessous toute  cendre.


a_symétrie – 26

un autre ciel
comme_un d’été
le dernier gel
a brûlé des feuilles

sous les branches
une brume fine

puisse toute l’ombre
traverser le jour
son passage même
éclairer l’eau verte

et qui la franchit
ici sans obole.


a_symétrique — 6

    sous les arches le fer
l’appareil de pierre
à même la poussière

    porte nu le fronton porte à nu
une langue muette
trace d’un signe l’autre

    cela qu’inscrit le temps
relie son seul passage
aux mains des hiéroglyphes

    une cendre — ces ombres

plus loin un feu vrai brûle
aux herbes de l’hiver

     et la rive déserte.


formes de peu — 93

la neige de soi
encore une au loin
absente quoi qui va
rejoindre le fleuve.


riens — [Hivernale 13]

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varia — 21

on a croisé
de la nuit
trop tôt venue

et dans les ombres
éprouvé où les pas
se sont perdus

le gel fige
l’eau vive des flaques
mais le souffle

sa vapeur
où est-elle qui va
toujours?

 


varia — 1

quelle nuit
tombée nue
dans le jour
disparu

et la voix le pas
parmi tout
qui s’étrange
amuïe
ce qui -ne serait elle n’est
qu’un sommeil.