Archives de Catégorie: vanités

bloc/vers — 38

on n’entend plus que
quoi entend la nuit

le vent et sa main
démesurée nue
à courber ployer les arbres
jusqu’au point où rompre
dessine le fleuve

lui loin comme absent cela.


blocs / vers — 36

une flamme rêve
au sortir des nuits
et quelle cette ombre
dont  ce rien ne que mesure
la voix outre chant.
la voix ni l’écho.


bloc/vers — 35

la même étoile

— on a dans le soir
entendu tout rien qu’un le même
chant — le feu premier
danse l’impossible
noria des braises

au point du jour.


blocs/vers 6

delà toute terre —  une
la reverdie des arbres
caresse approche appose la ses racines
— au firmament l’immense
et l’entaille sereine plus claire
par où va vient toute nuit.


mobiles errants — 126

un lilas
jardin pauvre
le lilas

sans objet

l’aube un don
où le soir

sur le temps

à venir
est de la pierre une stèle couleur
à venir

l’autre fleur.


mobiles errants — 120

l’été laisse
entrer bas

quoi constelle tout un ciel

une odeur
comme pluie

une flaque

et la nuit
devant– juste

lumineuse.


riens — 26

 

quoi joue ici sans lieu
sinon parmi les pierres

seule une ombre

le verger loin
paisible encore

qui oscille vacille

sous la chaleur
de plein été

trace l’heure.


mobiles errants –112

quoi s’est ouvert un
au commun du songe

sous des quels ces cieux blancs

et la une main reprend désigne
ce qui est sans lieu jamais

un — le pas s’éloigne

autre — le passage
un gué et l’absence

à de toute fin.


mobiles errants — 98

on est sorti
— la nuit les arbres

à l’inconnu

— éprouver tout quoi
de ce qui est
un seuil
parmi l’obscur

l’  autre on s’éveille

comme_un geste est
pour de son silence

gardien veilleur et feu.


mobiles errants – 97

tenir l’ombre nue
nulle ombre et tenir  ne tient
au le noir de la voix

comme_un pas delà

le un seuil puis l’oubli  disparaître
et cela n’est pas

la chambre d’échos

sur le sol un autre
espace est ouvert

aime courbe le silence.