hs 33

jour
ces blancs sans nom
pour seule musique
la pluie

les flaques que ne rythment
pas même les voix d’enfants
jouant plus loin à traverser
ce rivage

où les heures déposent l’ennui goutte à goutte.


hs 32

être soi
à l’encontre du vent
et quel pas
franchir

tout contre
la digue et l’écluse  la douve
— l’eau brûle
la forme flottée

que serait la barque des mondes.


hs 31

à même le sol
un reflet de quel
eau de quels cieux
noirs plus loin

sinon
les ombres
sur le mur
de qui passait là _ perdu

oh! elles les passantes sombres


hs 30

sans
ne plus rien dire
pas même
comme

on a fermé
quelle porte
le vieux bois
claque blanc et sec
on a fermé
quelle porte

l’ombre à ne pouvoir côtoyer que les soleils.


hs 29

pas même
ne demeure en soi
la voix
qui rêve

est-ce qu’ici
on a atteint le point
nodal explosif
où plus rien

jamais ne peut se créer.


hs 28

la lumière
en crue ici où
on se défait de tout hiver
le digues ne sont plus

que le fleuve
pour un temps
irascible
delà chaque paradoxe

où le feu prend et ne prend pas l’autre séjour.


hs 27

dehors
sans voix sans
mots le vent
l’absent a fait matin

grand
clair et calme
à croire que pour un peu
— presque rien

quelque chose du sens viendrait se tenir là.

 


hs 26

les yeux brûlent
devant quel reflet
de quelle trop haute
tour

on penche
vers la surface
plane paradoxale
des eaux

et plus loin avant en corps.


hs 25

ici quelle la une rive
et de tout ce que le pas
rêve _ rien
delà ce qui est

sinon
la note plus sombre
presque d’outrebleu
qui va brève

brève traverse et jetée d’avant nuit.


hs 24

cela
à reprendre
au point du songe
le jour

et le chant
qui perce ici
le sommeil
un contrebas

la note venue du jardin d’ombres.