h3s.157

quoi entre ici parmi

un paysage mort
juste à côté des routes
et la beauté pour rien

des trouées de lumière

et cela nous renoue
à la trame du monde
au plus près du seul souffle

autre comme nuit noire


h3s.156

au comme_un du temps

on va la grisaille
parmi tous les autres
quoi reste des mots

plus rien que la nuit

dans le rêve on tombe
sans finir toucher jamais
terre     ici est cendres

d’où rien ne revient

 


h3s.155

cela dans le jour neuf

la ville autour un bruit
et des ombres parmi
les pas et tous se perdent

un seuil rugueux aller

au plus près de la pierre
le trait fin d’un canal
et l’aube dépliée

devant soi tout soudain


h3s.154

le cri du dernier

silence   des ombres
dans quoi on entend
peu à peu un souffle

oiseau dans la nuit

au plus près des mondes
que le vent traverse
une barque noire

qui vient devant soi


h3s 153

la lumière ici trouble

sur les terres les eaux
et les nuages passent
le silence des vents

par cela qu’elle brûle

la rivière en crue brise
les arbres et les barques
comme un autre fétu

le regard qui s’absente


h3s.152

ces ombres sur les terres

on dirait que rien n’est
hors la lumière rouge
des aubes dans les ciels

quels corps pour les porter

que traversent les ronces
— au plus près de qui songe des chemins
les lisières s’embrasent

elles les disparues


h3s.151

rien l’étrangeté nue

on a changé l’herbage
haut à briser la roche
le versant a changé
mais des ruisseaux renaissent
demeurent

que la neige recouvre

les graminées s’inclinent
que le froid a brûlé tout
— ce seuil et puis le vent

on entre dans l’ubac


h3s.150

rien ces seuls galets

l’hiver a saisi
les herbes les eaux
un bruit blanc bas proche

pour dire ici même

en soi un silence
deçà l’éblouie
comme tout s’efface

les lointains le temps


h3s.149

le gel et l’hiver

on va parmi rien
et des pas s’effacent
où la glace fond

à même les yeux

des échardes vives
et des lignes nettes
trop — à les toucher

et la peau — le vent

 


hs.148

on est devant soi où

la terre disparaît
parmi cela que rêve
l’hiver sous des ciels clairs

la neige forme rive

et plus loin l’eau se fige
les mots ne peuvent plus
ni nommer ni rien dire

des mondes se renouent