hs 169

une quelle la main sans
nom fin _  ici à bâtir ici
de toujours
pierre après pierre

pour ne pas
que la voûte renonce
à porter aussi
delà la lumière

le marbre et toute l’ombre.


hs 168

au noir dedans
soi quoi appelle
le cri et plus loin
quoi tombe

comme pierre
roule sèche toute
sous la branche est _ la nuit
un feu de silences

et l’ombre du vide.

 

 


hs 167

nulle autre
rive ici que celle
escarpée au décours des rêves
on va où marcher

d’encore un pas
plus loin en soi jusqu’à
perdre terre et souffle
tomber et reprendre

quoi recommence l’inconnaître.


hs 166

soit le jour
à même son
silence
hors

rien
soi
— ici n’est
que pierres
herbes folles

que rien ne vient plus dire. nommer.


hs 165

derrière soi
une eau noire — de plomb plombée
c’est nuit
sourde sans nul écho
nul reflet

et le froid
sans une étoile
— quoi vient béer
_ gouffre

quand les yeux déjà sont ouverts.


hs 164

quoi s’en va
dessous l’odeur de l’été
et la pluie tard venue
qui perce

ici tant
la mémoire
vagabonde son erre
sans aucun autre lieu

qu’être une rythmique qui songe.


hs 163

la cassure
de la roche déclive
nette
un dièdre d’ombres

quel arbre vient ici
et s’enroule fractal ici
au point même
où la lumière meurt

dedans le soir qui vient.


Hs hs 3

ici sans dire / brisure grise / ardente de lueurs / toutes formes rompues 

dedans la couleur bleue / les fractales des loess / poussières d’un visible / sous la brûlure

aveugle du soleil. 


Hs hs2

 on laisse à regret / combe close toute / la clarté des sons / que permet le soir

la faux a laissé contrebas / un dessein de géomètre / mais tout ici s’éloigne / de ce qui n’est pas libre

à mesure de son seul souffle. 


Hs hs 1

quoi va / ici sur le flux /un torrent au fond des ombres / ou la sente sur la roche

et deçà elle / de part et d’autre / le vide et le vent / la lumière d’été

et la chute un possible sans nom consentie