h3s 147

cela crie

haut delà
toute mémoire
cela a silence outre

les bruits qui viennent

sans renoncer chercher
où le corps craque
quoi va

briser ici l’aube


h3s 146

et puis

outre chaque souffle
donné à la roche
âpre

la main du temps

sans un regard
oeuvre aveugle dedans
soi une vie

nue


h3s 145

quel le silence

delà ce qui est
toute parole
défaille

absent au dépli simple

un vertige
et la voix emporte
en elle le peu

du vent


h3s 144

cela une rive

on sait la berge
dedans soi toute
— l’absence contenue

le sable et ses dessins

ici une trace  le possible
sans autre sens
que celui d’un faire

un jour et puis la crue

 


h3s 143

le rien des soirs

le sable
et ces pas
un à un

toujours à reprendre

le vent et la pluie
bientôt à venir
une nuit comme_un ciel

où vient le tout de l’aube


h3s 142

cela dedans soi

hors le sommeil
quelles les images
elles les passantes

que noue la forme

vivre continue
sans savoir jamais
pourquoi

des nuages à l’aube


h3s 141

les fils trames de l’aube

devant soi
la roche plissée
et ces feuillages

un à un déliés

— les hirondelles tracent
les cercles où est vivre
un feu bas

pour que du jour soit


h3s 140

quels ces seuils secs

la pierre ici
se délite d’aubes
en tours brusques

où le vent seul passe

sans vertige
le buisson vit se consume
& le vide a corps dessus

une aride parole


h3s 139

la lumière un plomb

quoi vient d’entrer
et creuser dans le jour
— cela qui en est l’excès même

que l’éblouie va y fondre

puis le soir vient qui est d’orage
emplir les ciels d’un soufre jaune
éployé

sous une longue nappe de mercure


vif et chaud

le vent naïf
dans les feuilles d’un figuier
plus loin un chant — de quel oiseau

familier — la main du jour

autre la lumière
garrigue et ciels
delà le possible
— autre la lumière

parcourue d’hirondelles

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