h3s 95

dedans la flaque

ni la boue
ni l’or
seule l’eau

comme de soi

un seuil noir
que fait exister
dessus les mondes

le ciel inverse entier


h3s 94

quel savoir plus haut

le chant profus
appelle mais quoi
de l’arbre

sans lieu cela  attendre et de quel autre soi

la parole bruit
comme_une futaie
se tient annuitée

depuis le jour perdu


h3s 93

le jour vient

la passée  des heures
qu’a-t-elle devant
sinon _ un temps

qui a cessé d’être

le gisant
dont le nom s’efface
rêve delà

un lieu de soi


h3s 92

un oiseau même seul

parmi rien cela
qui ne cesse encore
d’être demande

et toute l’aube vient

dans le pli du temps
on a du silence
la mesure simple

sans ce ciel dans le chant


h3s 91

ces heures mortes

la tourbe
de quels sons
sans racines

loin bien trop

toute terre
à venir comble
sous l’ardeur

de la pluie chaude


h3s 90

cela sans

voix loin
dessous
les arches

ombre encore

le silence
à connaître
quel le lieu seul

où aller


h3s 89

malgré tout

ce qui nie
la voix pauvre
humble d’être elle

au défaut des mondes

il n’y a rien
qui ne soit
plus avant

cela demeure simple
la demeure du demeurer au simple


h3s 88

ces ailes vives

ici toujours
ce même loin
en soi — l’erre

depuis le bleu des corps

le souffle déplie
l’inconnaître des pas que déroulent
quelles cartes les déroulent
ces foulées longues et lentes

que battent-elles


h3s 87

quoi brûle — le jour

on a demeure
où l’ombre tient
encore toute

& soi à même

ce qui défait
les noms à venir
de tout devant
vient en avant des noms

la peau _ un monde


h3s 86

ce sont encore

quels et d’énigme que soient ici
les passages le vide
les retours

delà le chant même

une note seule
très claire va
et bouleverse

les eaux qui font nuit