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LXIV- fonds noirs – interstices perdus

   d’où que la demeure
accorde la main
le pas et l’ombre
   puise ses granits

il y a le feu
enclos à l’âtre
au près des veilles
   il est et n’est pas

   chose autre du monde
parmi la cendre
   la simple chaleur

perle la Nuit
   se prodigue toute
au cœur vivant.

 


d’un passage XXXV

soit la lumière brûlée

que feras-tu de tes mains
une fois le terme échu
où peindre ne sera plus
foyer et preuve de vivre                          [foyer le probable vibrant du  de vivre

pourras sauras-tu rester regard
sans la lumière les noirs
sans même le toucher  u n
ni le simple creux des pas                    [ l’insensé que tu ressens

tu le sais bien il vaut mieux                   [laisse la question s’éteindre
ne pas laisser la question
envahir sans quoi serait

béant le gouffre et fatal                            [vaine la chute et fatale
— poursuis du très peu le feu                       [ plutôt du loin l’incendie [il vaut mieux que tu poursuives
vois – comme il arde tout bas                  [toujours[ il se consume encore et qui à jamais s’embrase

pour renaître de la cendre.


sans filet 158

la mémoire incendie

des parcelles perdues

une voix te disait
dans sa langue sans âge

— « vois comme le ciel se ferme »

dans la lumière étale

un feuillage de vent
et la pluie de l’averse

ici au vieux verger

le jour ne se tient pas
de n’être que lui-même

le tourbillon se lasse

— « il n’y a plus rien à faire »

les arbres sont trempés
il va falloir rentrer

le feu ne peut pas pourra reprendre

on tisonne les cendres.