Archives de Tag: vent

fragments xvii

photographie numérique n&b, août 2012.


du peu – XLIX

i.

au   /   vent   /   répond   /   le
chant    /   plus    /   sec    /   des
arbres   /    — les    /   branches
lignent   /    la   /    couleur

ii.

vois  —   /   les   /    ombres   /    portent
plus   /    longues   /   chaque   /   jour
leurs   /   ramilles   /   fines
ne   /   résignent   /    rien.


xiii- du peu

i.

l’été   /   ne   /  se   /   tient
que   /   d’être    /   cela   /   du
monde   /   un   /   vent
fou   /   dans   /   l’allée.

ii.

d’où   /    vient   /    le   /    tourbillon
brusque   /   ne   /   dénoue   / pas
l’énigme    /   du    /   pas
laissé   /   au    /   sable.

iii.

des   /    traces   /    se   /    croisent
on   /   en   /    voit   /   une
qui   /    d’elles   /    s’éloigne
puis   /   se   /    disparaît   dissipe.


XLII fonds noirs – interstices perdus

la main ouvre l’abord

n’attends pas ici
d’une oblique l’autre
l’image perdue
qui passe le gouffre

des planches brisées
monte la rumeur
de chaque naufrage
plus que de l’écume

et pourtant tu vas
chaque jour remettre
la barque de vivre

à cette lumière
à ce sel aux flots
que le vent soulève

en grands cercles mouvants.


d’un passage XXXVIII

point aveugle le geste

à ne jamais cesser
le peindre que veux-tu
creuser au plus aveugle
cercle de l’apparence

va brûle loin

à ne jamais connaître
comment peux-tu surprendre
ici le bref silence
qui toujours suit l’averse

les formes changent

il y a à la toile
chaque ride brisée
par le vent sur les eaux

tout l’intervalle

il y a à la toile
pour être même énigme
cela qui respire entre

à quoi le reconnaître?


sans filet 155

dans le bruit du vent
la falaise dort
un respir enroule
le lichen aux roches  

chaque pas retient
de la source claire
un reflet rythmique
puis les eaux l’emportent

où la faille vrille
la déprise seule
rappelle le corps

à ses équilibres
le souffle reprend
la cadence exacte.


sans filet 140

XII.

la nuit une tremble

firmaments les feuillages
vont ouvrir le vent même
[peut-être] plus loin  affleurera   [en sortiraont
« de confuses paroles »

à n’entendre plus rien
par où se finit la terre
la fin de toute forme
est ce qui fait l’ici

déclinaison d’astres.