Archives d’Auteur: Jean-Yves Fick

h3s 443

ce plus nu des branches

schème d’une ligne
et sa vie brisée
quoi ici seul commence

que l’hiver évide

sinon le même autre
le jour continue
un ailleurs des langues

a voix la mésange a voix


h3s 442

sans aucun dessein

cela devant soi
brûle lumineux
à même la roche

le vent a sculpté

l’étranger le rien
la lande où se perdre
mais qui pour entendre
étranger au rien
du monde

de soi le plus loin le silence


h3s 441

somme des chemins

tout espoir perdu
sans autre retour
que celui à soi

creux delà les ombres

on ne tombe pas
il demeure un autre
seuil un autre rêve

que le vent efface


h3s 440

hors toute machine

le rêve va sourdre
à toute sans autre prière
être delà lui

quel ciel ici tombe

l’irréelle eau bleue
que trace quels flots
— l’à jamais sans lieu

où passe le fleuve

 


h3s 439

vois comme ici l’arbre

mort demeure vivre
en un corps plus proche
— une ligne courbe

évide et se sa forme

toute — au lieu obscur
d’être le passage
quelle barque flotte

autour du seul vide


h3s 438

le vent met à nu

la roche des mondes
la lumière blanche
brûle haute trop
à même la roche

ce que le lieu sculpte

les lichens colorent
le minéral noir
et la terre rouge

sur l’arbre arraché

 


h3s 437

signes que ces traits

on longe la rive
la voie ferrée vieille
rouille près l’écluse

au contrebas clair

le temps n’est plus d’être
auprès l’immobile
forme autre du temps

— les eaux trop réelles


h3s 436

on sait que plus loin quel

toujours vient et frappe
la nuée des terres
en de grandes flaques

bleu inverse
l’eau inverse bleue

le passage d’heures
nues et blanches vides
file delà tout

qui tend à sa chute


h3s 435

cela qui n’est rien

il suffit de peu
pour que disparaître
soit l’autre et le simple nombre

dire une parole

comme fait silence
dessus l’étendue
l’éblouie de neige

à même le vent


h3s 434

chaque pas de en soi

on est parmi tout
un le silence heurte
chaque branche haute

comme_un souffle va

la nuée circule
d’une couleur l’autre
l’inconnaître brûle irise

l’ombre et la de lumière