Archives de Catégorie: Icaria

h3s 968

avant que un toucher — la main

nue parmi la roche
— la vie se façonne
claire dans le jour

ne soit à   laisse le temps être

cet autre rivage
tout de pierres sèches
est d’  — l’eau comme_une attente

elle ignore faire


h3s 967

c’est là tout soudain

parmi quelques gestes
qui de nous retrouvent
les mains plus anciennes

que saisit l’odeur

des copeaux de bois
se nouent aux racines
devant la citerne

un ciment humide


h3s 966

on revient  à soi

les yeux dispos s’ouvrent clairs se tournent
ouverts vers on entend le temps
qui vient pas à pas
les yeux dispos s’ouvrent

des nuits les plus noires

le froid mord la peau
juste avant le jour
un ravin d’obscur

mais où était-on

 


h3s 965

poussières et pierres

partout sans rien autre
que la pluie au loin
— hautes strates grises
un lit de torrent

le sous-bois se meurt

le temps a creusé
la cendre des mondes
un lit de torrent

sur les sols
dans l’été trop sec

 


h3s 964

rien dessous l’orage

les routes ne mènent
jamais ailleurs plus loin que
soi – la salamandre

sinon l’ailleurs dans les yeux

un rêve en éclair
parle d’anciens feux
la couleur complexe
la cendre compacte

la pluie les nuées


h3s 963

cela comme_un rien que ravive

le corps d’un seul geste
ici reconnaît
delà ce qui songe

l’odeur des feuillages

l’attente du puits
est-ce  elle une encore soif
ou bien un vertige

au plus chaud du jour


h3s 962

la voix sur les eaux

un cri mais de quelle
erre le fracas
passe sur les sentes

claires comme_un jour

parmi le silence
un lierre s’enroule
la souche des ombres

que dit-elle d’autre


h3s 961

on voit devant soi

ce que l’été mêle
de bris et de vies
et ses matins bleus

un héron au guet

le rebord des ombres
vit à petit bruit
presque rien ne bouge

sur l’eau calme et claire


h3s 960

plus une statue

les voix se sont tues
ces pierres dressées
autant d’ombres vaines vides

un lieu tout de que la ronces

sur l’eau vide et noire
on dirait il semble que dansent
des ailes mêlées
d’une sur l’eau  vide et noire

les chardons s’inclinent  ferment


h3s 959

qu’est-ce du silence

on entend des mondes
entrer où résonne
une note juste

cela que cisèle

le chant des grillons
parmi la bruyère
— un rien une source

l’éclaircie bleue loin