Archives de Catégorie: Icaria

h3s 47

bruits — le monde

la porte
claque
sur rien

le monde trop

loin
— quoi n’est plus
sans regard

nul

 


h3s 46

la couleur lilas

et c’est
aussi
l’heure

toute éployée

qui appelle
en corps
quel espoir

depuis sa nuit


h3s 45

chant ou cri

delà soi
l’ombre
qui fait

ce rien des jours

cela
sans voix
écoute

encore


h3s 44

là-bas la ville

bleue
de n’être plus
lieu

loin — et soi

absent
absorbé aveuglé par
ce seul nuage blanc

hors — le coteau calcaire

la colline blanche

 


h3s 43

là-bas haut

le temps au surplomb suspens
de l’étendue un marbre
et la lumière brûle

cela du chant que rêve

 depuis le rameau nu
un possible enracine
revient quoi s’enracine
ce vivre malgré tout

aux branches la mésange

 


h3s 42

toujours autour

ces visages
sans visage
— quoi avance

est-ce du soir

et ces voix
venues d’où
elles les lointaines

que les lumières réverbèrent


h3s 41

cela qui part

de soi vers la nuit
l’inconnue seule toute
à chacun ouvre

l’odeur de la pluie

& quelles autres voix
partances comme_unes
en soi seul

le soir un — vivre au juste.


h3s 40

tout autour de soi

des voix crient
désaccordées tant que
cela n’est plus parler

on voit comme la main

aussi sait entendre
ici ce qui s’effondre
un coup sec sans foudre

du temps s’appesantit


h3s 39

la floraison

brève
et intense comme
d’un nuage

rouge brûle calme

l’horizon
— cet autre pas
vient et traverse même

sur les eaux


h3s 38

les branches contre-jour

une trame
nue encore
dans les ciels

comme une encre est noire

le dessein
oublie le souffle
et va là loin

les traits  aux sables se confondent.